Dans quelques jours, le site gouvernemental américain data.gov.us, précurseur dans la vague d’opendata fêtera ses deux ans d’existence. Et voilà que l’avenir s’assombrit déjà pour ce site et, au-delà, pour l’ensemble du mouvement qui n’en est qu’à ses balbutiements historiques.

C’est ce que vient nous rappeler un article d’Erica Naone publié sur Technology Review aujourd’hui. Intitulé sobrement « The death of opendata ? »(sic), l’auteur rappelle la fragilité du site data.gov.us dont le budget vient d’être réduit de manière très significative. La question que tout le monde désormais est simple : en dépit de ces coupes claires, le gouvernement continuera-t-il à rendre ses données aussi accessibles ? A lire sur Technology Review (cliquez sur l’image)

 

On ne sera pas non plus étonné de voir Tim Berners-Lee faire part de son inquiétude quant à l’avenir du mouvement Opendata. Dans une interview accordée au site The Register, le pape de l’opendata confie ses craintes de voir le site data.gov.uk lui aussi victime de réductions budgétaires massives. Il invite la communauté à se mobiliser pour ne pas faire baisser la pression sur les administrations et conclut en rappellant à quel point l’opendata peut être un outil démocratique important « We should make the web optimum to support democracy ». Lire l’article sur The Register (cliquez sur l’image)

 

Ces premières alertes nous rappellent à quel point le mouvement de l’opendata est fragile. En France aussi, le lancement du portail gouvernemental Etalab n’est pas à l’abri de mauvaises surprises. C’est la raison pour laquelle les initiatives locales ont un rôle important à jouer : comme on le rappelait dans la dernière revue de presse, les collectivités locales sont à l’avant poste. D’ailleurs, c’est l’occasion de rappeler que la ville de Nantes est sans doute la prochaine à sauter dans le train de l’opendata : inscrivez-vous au prochain évènement qui aura lieu à La Cantine de Nantes ce 22 avril à partir de 9h30 (attention places limitées).

 

Previous postRevue de presse Opendata : les collectivités locales à l'avant poste. Next postImmersion dans l'ISF de 2003 à 2009 : surprises et confirmations

What do you think?

Name required

Website